Les dangers de la digitalisation

27 avril 2018
27 avril 2018 DEPUR Team

Étant déjà soumis à un certain nombre de pressions diverses et variées, les restaurateurs doivent aujourd’hui apprendre à jouer avec la digitalisation.

La folie des réseaux sociaux 

      Ils sont soumis à cette nécessité absolue d’être présents et actifs sur Internet, et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Pouvant paraître simple et naturelle pour les Millenials, il s’avère que cette présence constante peut être difficile voire oppressante pour beaucoup. Avoir sa page Facebook, l’alimenter régulièrement, penser à prendre de belles photos afin de nourrir son compte Instagram, gérer son site internet… Tant de contraintes s’imposant à des restaurateurs n’ayant que très peu de temps libre.

Mais ne rechignez pas sur cette tâche ! Les réseaux sociaux sont l’un de vos meilleurs alliés et il existe des solutions pouvant vous faciliter la vie. Aujourd’hui de nombreuses formations de web marketing et de community management existent afin de vous familiariser avec ces outils et apprendre à les utiliser au mieux. Généralement payantes, certaines peuvent être affiliées à la FAFIH. Sinon, vous pouvez également sous-traiter à une agence de communication spécialisée dans la restauration. Avoir recours à ces agences a un coût mais vous permettra de vous décharger de cette tâche et de mieux vous concentrer sur le reste.

 

La course aux livraisons

      Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls bâtons qui se coincent dans les roues des restaurateurs. Du fait de de la digitalisation, ils se retrouvent presque dans l’obligation de souscrire à certains services afin d’être viables.

Toujours dans cette optique de visibilité  et de notoriété et pour répondre aux demandes des consommateurs, de plus en plus de restaurateurs proposent un service de livraison à domicile. Mais très peu ont leur propre service de livraison : trop compliqué à mettre en place et à gérer. Ils sont donc obligés de passer par un tiers tel que Foodora, Deliveroo ou encore UberEats.

 Et ces services s’avèrent être coûteux : les commissions vont de 20 à 25% pour Deliveroo et 30% pour Foodora et UberEats. Certains bénéficient d’un taux de commission plus faible comme les grandes chaînes ou les partenaires exclusifs mais la somme reversée reste toujours considérable !

Plusieurs questions peuvent être soulevées : Comment les restaurateurs feraient-ils si ces services de livraison étaient amenés à faire faillite ? Que vaut un fonds de commerce basé sur le chiffre d’affaires si 30% (voire plus) de celui-ci provient des intermédiaires ?

Pour pallier à ces problématiques, il serait intéressant de pousser les ventes sur place et/ou à emporter. Pour se faire, proposez des offres promotionnelles afin de pousser les consommateurs à se déplacer et ne plus passer par ces intermédiaires. Cela permettra de réduire votre dépendance à ces services. Et finalement, vous ne perdrez pas plus d’argent en proposant des offres à des prix dégressifs car vous n’aurez pas à payer les commissions.

 

Les vices de la réservation en ligne

     La réservation en ligne a de nombreux avantages : vous gagnez du temps, vous pouvez prendre des réservations même lorsque l’établissement est fermé, vous diminuez le risque de no-show, vous pouvez  analyser vos réservations afin de mieux cibler votre clientèle… Ainsi de plus en plus de restaurateurs offrent la possibilité de réserver une table en ligne.

Il existe aujourd’hui d’excellentes offres permettant de vous faciliter la tâche. Cependant, certaines pouvant être alléchantes sur papier peuvent s’avérer très coûteuses. Nous parlons ici des plateformes de réservation ayant recours au yield management telles que La Fourchette. Ils garantissent une augmentation du taux d’occupation en adaptant le prix en fonction de la demande avec des réductions allant jusqu’à 30% sur la note finale. Sauf qu’en plus de cette réduction, le restaurateur doit ajouter le coût mensuel de l’abonnement pro s’élevant à 59€ par mois, voire 89€ en optant pour la version premium, ainsi qu’une commission de 2€ par couvert réservé !

Ainsi, il est nécessaire de choisir méticuleusement ses outils en fonction de son offre et de ses besoins. Un restaurant étant déjà quotidiennement complet ou avec un taux de remplissage intéressant n’a pas d’intérêts à avoir recours au yield management et devrait mieux opter pour un système de réservation en ligne classique. En cas de périodes creuses, vous pouvez vous inscrire sur des sites de réservation de dernière minute tels que Resto Last Minute permettant de publier vous-mêmes vos offres.

 

      Censés nous faciliter la vie, ces différents outils tendent à imposer beaucoup de contraintes, notamment financières, aux restaurateurs finalement. Certes, il serait dommage, même impertinent, de ne pas les utiliser mais il faut, tout de même, veiller à ne pas en abuser (ou se faire abuser).

 

Camille | DEPUR Team

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